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La pauvreté, c’est avoir faim…
La pauvreté, c’est ne pas pouvoir s’habiller convenablement…
La pauvreté, c’est dormir par terre…
La pauvreté, c’est ne pas savoir lire…

Montréal
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Le recensement de 2001 révèle que 514 925
personnes (29 % de la population montréalaise) vivent sous le seuil
de faible revenu, ce qui représente 3 personnes sur 10. Montréal
affiche donc un taux de personnes à faible revenu plus élevé
que toutes les autres villes canadiennes.
Prestataires de l'aide sociale
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En 1996, le montant de la prestation d'aide sociale pour
une personne seule était de 550 $. En 2003, il était de 537
$. Il s'agit d'une baisse considérable si on tient compte du niveau
de vie (dépenses) qui augmente sans cesse.
Petits salariés
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Pour de nombreux montréalais, travailler au salaire
minimum signifie vivre dans la pauvreté. À preuve, en 2004,
un couple de travailleurs avec deux enfants ne gagnaient que 28 393 $ par
année. Le seuil de faible revenu étant fixé à
34 572 $ pour 4 personnes.
Femmes
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La proportion des femmes vivant sous le seuil de faible
revenu est de 30,1 % et de 26,2 % chez les hommes.
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La situation des femmes est encore plus difficile lorsqu'elles
vivent seules. Plus d'une sur deux consacrent plus de 30 % de son revenu
en loyer et le quart, plus de 50 %.
Enfants
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Les enfants de 0 à 5 ans représentent le groupe
d'âge le plus pauvre à Montréal. Un pourcentage de 37,8
% de ces enfants sont pauvres. La pauvreté des enfants est le reflet
de la pauvreté de leurs parents.
Jeunes
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En 2000, les 18 à 24 ans à Montréal
sont au deuxième rang des personnes vivant sous le seuil de faible
revenu (37,4%).
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En 2001, les 15 à 24 ans connaissent le plus fort
taux de chômage (13 %) alors que la moyenne chez les adultes est
de 9 %.
Familles
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Selon les données, 57,7 % des familles monoparentales
vivent sous le seuil de faible revenu tandis que le pourcentage est de 20,7
% pour les familles biparentales.
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Étant plus pauvres que la moyenne des autres ménages,
les familles monoparentales sont plus nombreuses à consacrer plus
que la norme de 30 % de leur revenu au loyer surtout quand elles sont
dirigées par des femmes.
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La proportion des familles pauvres ayant des enfants
de moins de 18 ans est de 31,6 %.
Personnes âgées
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En 2003, une personne âgée, seule, qui compte
seulement sur les prestations de la sécurité de la vieillesse
se situe nettement en dessous du seuil de faible revenu (61,2 %).
Nouveaux arrivants
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En 1980, 29,3 % des nouveaux arrivants vivaient dans la
pauvreté. En 2000, 41,3 % l'étaient soit une hausse de près
de 12 % en 20 ans seulement.
Distribution géographique
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Les arrondissements qui comptent les plus fortes proportions
de familles défavorisées sont : Villeray-St-Michel-Parc-Extension
(34,3 %), Montréal-Nord (33,2%), Sud-Ouest (32,8%), Côte-des-Neiges-Notre-Dame
de Grâce (30,6 %), Mercier-Hochelaga-Maisonneuve (25,4 %) et Verdun
(25,2%).
Logement
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En 2001, plus les ménages étaient pauvres,
plus ils consacraient 50 %, 60 % et même 80 % de leur revenu au loyer.
Éducation
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Le pourcentage d'élèves qui n'ont pas obtenu
leur diplôme ou qui l'ont obtenu avec retard s'élève
à 24 % lorsqu'ils proviennent d'une zone très favorisée
comparativement à 62,4 % pour ceux qui résident dans une zone
très défavorisée.
Santé
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Les personnes pauvres vivent moins longtemps et moins bien
que leurs concitoyens mieux nantis.
Insécurité alimentaire
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Montréal se situe au deuxième rang des villes
canadiennes où l'insécurité alimentaire touche une
bonne partie de la population. Un pourcentage de 16,2 % de la population
montréalaise de 12 ans et plus, soit 1 personne sur 10, vit l'insécurité
alimentaire.
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Les femmes sont particulièrement touchées,
soit 16,3 % d'entre elles ont vécu l'insécurité alimentaire
versus 13,9 % des hommes.
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L'insécurité alimentaire est plus répandue
chez les personnes de 12 à 39 ans tout particulièrement entre
30 et 39 ans (23,1 %). C'est donc dire que les personnes les plus touchées
se trouvent dans une période habituellement productive de leur vie.
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Une mauvaise alimentation pendant une période prolongée
entraîne souvent un déséquilibre en terme de développement
ou de maintien de la santé tout particulièrement chez les
enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées.
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Toutes ces informations sont tirées du Rapport sur la pauvreté
à Montréal rédigée par le Forum régional
sur le développement social de l'île de Montréal, septembre
2004.

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