La société de SAINT-VINCENT DE PAUL, un vaste réseau d’entraide qui offre des services ponctuels d’aide et de soutien ancré dans plus de 165 ans d’histoire.


​Paris, 1833
Frédéric Ozanam est un étudiant en droit à l’Université de la Sorbonne à Paris lorsqu’il fonde en 1833, avec cinq de ses amis, ce qui allait devenir la Société de Saint-Vincent de Paul. Présents dans les quartiers où la pauvreté se fait sentir, les membres de la SSVP effectuent des visites à domicile afin de venir en aide aux plus démunis. Le modèle se développe rapidement et moins de 10 ans plus tard, la Société compte déjà plus de 6000 membres à travers plusieurs pays d’Europe.

1846
Suite à un voyage en France, le médecin chirurgien Joseph-Louis Pincheau fonde à Québec la Conférence* Notre-Dame qui devient la première Société de Saint-Vincent de Paul au Canada.

1848
Monsieur Hubert Paré, marchand et philanthrope, devient président de la Conférence* de Montréal. Le développement de la Société de Saint-Vincent de Paul de Montréal suit alors le développement urbain et s’implante là où le besoin se fait sentir. Véritable précurseur des services sociaux, la SSVP agit pour pallier aux lacunes du système en place. En plus d’intervenir de façon directe et indirecte pour aider les plus démunis, la SSVP s’engage lors des tragédies et catastrophes qui marquent la vie montréalaise.

1850 – 52
Lors des incendies de 1850 et 1852 à Montréal, des comités spéciaux d’aide aux sinistrés sont implantés et assurent le transport et la distribution des denrées provenant des campagnes.

1854
Fondation de la maison de Saint-Vincent de Paul qui offre des repas chauds. L’année suivante, la Société procède à l’ouverture de nombreuses soupes populaires que l’on appelle à l’époque « fourneaux économiques ». En plus de l’aide alimentaire prodiguée, les fourneaux distribuent vêtements, meubles, charbons et médicaments.

1877
La Société cofonde l’Hospice Saint-Charles qui vient en aide aux itinérants. L’établissement toujours en activité est aujourd’hui connu sous le nom de l’Accueil Bonneau. 

* Le mot « Conférence » vient de Conférence de Charité, première appellation de la Société Saint-Vincent de Paul. Frédéric Ozanam, son fondateur, avait emprunté ce nom à la « Conférence d'Histoire », un groupe de discussion où était née l'idée de la visite des pauvres à domicile et de l'aide matérielle. Le terme « Conférence » a été conservé pour désigner l'es points de service qui font partie de la Société Saint-Vincent de Paul.

Quelques faits saillants


Entre 1848 et 1895, la SSVP vient en aide à plus de 44 000 familles

La première guignolée est organisée. Le bénévole, que l’on appelle « guignoleux », passe de porte en porte pour recueillir denrées et argent afin de distribuer des paniers de Noël aux plus démunis. Cette tradition est toujours bien vivante aujourd’hui et se déroule chaque année à l’approche des fêtes dans tout le Québec.

La SSVP vient en aide aux enfants. Elle contribue, entre autres, à la construction de l’orphelinat Saint-Arsène. Plus tard elle prend part à l’opération Goutte de lait et s’associe à la Commission des écoles catholiques de Montréal afin d’identifier les enfants absents par manque de vêtements et de chaussures et leur fournir les effets nécessaires.

Lors de la Première Guerre mondiale, nos bénévoles apportent un soutien moral aux conscrits en leur fournissant le matériel nécessaire pour écrire à leurs familles et en envoyant des colis aux soldats qui sont au front.

En 1918 la SSVP joue un rôle de premier plan lors de la pandémie de grippe espagnole qui emporte plus de 3500 Montréalais.

Lors de la grande crise de 1929, la Société étend son réseau d’entraide de façon importante. Certains fourneaux économiques distribuent quelque 500 000 repas chauds par année. À la demande des gouvernements, elle distribue le secours direct qui deviendra L’assurance-emploi.

En 1934 la SSVP crée « le Grenier du pauvre ». Les bénévoles débutent la cueillette de meubles usagés, les remettent en état et les distribuent à ceux qui en ont besoin. Un service similaire est toujours en fonction aujourd’hui et est la pierre angulaire de notre programme de réinsertion au travail.

La Société répond toujours présente lors des grandes catastrophes. Elle assure la gestion et participe aux grandes opérations touchant les sinistrés. Pour n’en nommer que quelques-unes, notons le weekend rouge de novembre 1974, le déluge du Saguenay de 1996 et la crise du verglas de 1998.

La Société de Saint-Vincent de Paul aujourd’hui

 
Aujourd’hui, la SSVP poursuit sa mission et dispense ses services d’aide à travers le plus grand réseau d’entraide du Québec. Ses quelque 1 400 bénévoles afférés dans 28 magasins et près de 80 points d’aide demeurent prêts à intervenir en cas de désastre. Les besoins ne se démentent pas. Chaque année, plus de 100 000 personnes bénéficient de nos services d’aide qui sont financés principalement par la générosité du public.
7 000
paniers distribués annuellement à des familles par notre équipe de bénévoles grâce à votre générosité.

 

17 500
personnes bénéficient chaque année des paniers
que nous distribuons.